Les favoris
Maroc, entre pression et ambition
L’unique titre du Maroc en Coupe d’Afrique des Nations remonte à 1976. Depuis, les Lions Atlas alternent entre non-participation et désillusion. Mais ils semblent franchir un nouveau cap depuis leur parcours historique lors de la Coupe du monde au Qatar, devenant la première équipe africaine à atteindre le dernier carré. Toutefois, les hommes de Walid Regragui n’ont qu’une seule ambition : remporter leur deuxième étoile continentale. Ils seront obligés de surpasser, puisqu’ils auront la pression du public, qui attend le trophée depuis presque 50 ans.
Les Marocains sont bien armés pour atteindre leur objectif. Ils pourront compter sur un effectif de qualité, dont Achraf Hakimi, Brahim Diaz ou encore Azzedine Ounahi.
Sénégal, la quête d’une deuxième étoile
Comme le Maroc, le Sénégal a d’arguments solides pour assumer son statut de favori. Vainqueur de la première CAN de son histoire en 2022, le pays de Jules Bocandé n’a qu’une chose en tête : un deuxième trophée. Les Lions seront guidés par leurs cadres, Sadio Mané, Édouard Mendy, Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Guèye, mais pas que : car Ismaila Sarr, Iliman Ndiaye, Pape Matar Sarr ou Lamine Camara seront des atouts majeurs.
Éliminés prématurément lors de la dernière édition, les Sénégalais espèrent rectifier le tir. En plus, cette CAN devrait être la dernière de certains trentenaires. Les nouveaux chercheront également à marquer leur empreinte dans cette prestigieuse compétition.
Côte d’Ivoire, une couronne à conserver
À la surprise générale, la Côte d’Ivoire s’était hissée sur le toit du continent lors de la dernière phase finale à domicile. Les Éléphants, malgré le soutien de leurs supporters, avaient frôlé l’élimination dès le premier tour. Mais leur deuxième tour était une autre histoire. Conquérante et déterminée, la sélection aux couleurs orange avait éliminé le Sénégal, le Mali, la RD Congo avant de battre le Nigeria en finale.
Au Maroc, les partenaires de Franck Kessié et Seko Fofana tenteront de décrocher leur quatrième CAN après celles de 1992, 2015 et 2024.
Les outsiders
Égypte, la légende redoutable
Nation la plus titrée de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations avec sept titres, l’Égypte demeure une équipe redoutable. Même s’ils ne sont pas classés parmi les favoris, les Pharaons feront tout pour remporter une nouvelle fois la CAN. Ils pourront compter sur leur leader technique Mohamed Salah qui disputera sans doute sa dernière phase finale.
Les Égyptiens pourront aussi miser sur des joueurs comme Oumar Marmoush, pensionnaire de Manchester City et confiant dans la victoire finale de son pays : « Nous allons gagner la Coupe d’Afrique des Nations, bien sûr, et ensuite la Coupe du monde. Avec les joueurs, l’équipe et la qualité que nous avons, en tant qu’équipe nationale égyptienne, nous sommes la meilleure équipe d’Afrique. Nous voulons briller, nous pouvons rêver de remporter le tournoi, ou d’atteindre un certain niveau ».
Mali, l’éternel outsider
Comme chaque CAN, le Mali figurera sur la liste des outsiders. Les Aigles, en quête de leur premier titre, tenteront de titiller les favoris afin de réaliser leur rêve. Pour y parvenir, le sélectionneur belge Tom Saintfiet va s’appuyer sur plusieurs joueurs évoluant en Ligue 1 française. Le technicien pourra également faire confiance à Yves Bissouma, présent dans le groupe malgré un faible temps de jeu avec Tottenham. Hamari Traoré, Amadou Haidara et Mohamed Camara ont également convoqués.
Afrique du Sud, viser les sommets
Troisième de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, l’Afrique du Sud fait partie des équipes à surveiller. Les Bafana Bafana seront très difficile à manœuvrer, puisqu’ils sont disciplinés et explosifs. Ils pourront également se reposer sur leur qualification à la Coupe du monde 2026 devant le Nigeria. Leur sélectionneur Hugo Broos s’est appuyé sur le vivier local (Mamelodi Sundowns et Orlando Pirates) pour composer sa liste. L’Afrique du Sud n’a plus remporté de CAN depuis 1996.
Nigeria, un géant qui se cherche
Finaliste de la dernière édition, le Nigeria veut redevenir un grand du continent. Sacrés en 1994, 1998 et 2013, les Super Eagles sont bien équipés pour toucher le Graal pour la quatrième fois. Ils disposent de l’une des attaques les plus tranchantes de la compétition, avec Victor Osimhen et Ademola Lookman. Les Nigérians tenteront de se refaire une santé après leur élimination en barrages de la Coupe du monde 2026.
Tunisie, le bon outsider
Vainqueur en 2004, la Tunisie avec ses seize participations consécutives, reste une grosse pointure continentale. Les Aigles de Carthage, qualifiés au prochain Mondial, se présentent comme une équipe très solide défensivement, n’ayant concédé aucun but lors des éliminatoires de la Coupe du monde. Ils disputeront presque la CAN à domicile, le Maroc étant un pays voisin.
RD Congo, la puissance et l’intensité
Quatrième en 2024, la RD Congo est passée dans une autre dimension depuis un an. La preuve : les Léopards ont tenu tête au Sénégal jusqu’à la dernière journée des qualifications de la Coupe du monde, puis ont éliminé le Cameroun et le Nigeria pour se qualifier aux barrages intercontinentaux. Le groupe congolais, puissant et intense, compte l’indispensable Chancel Mbemba, Cédric Bakambu et Yoan Wissa. La RD Congo a gagné à deux reprises la Coupe d’Afrique (1968,1976).
Algérie, à la reconquête du succès
L’Algérie avait impressionné l’Afrique grâce à son sacre en 2019. Depuis, les Fennecs enchaînent les contre-performances. Avec le départ de Djamel Belmadi, les Verts, en pleine reconstruction, veulent retrouver leurs lettres de noblesse. Ils sont sur la bonne voie, puisqu’ils se sont qualifiés aux échéances nord-américaines de juin 2026. Cette CAN s’annonce importante, car elle sera la dernière de la génération de Riyad Mahrez.
Cameroun, redevenir indomptable
Très loin de son meilleur niveau, le Cameroun reste néanmoins un monument du continent. Avec cinq titres à leur actif, les Lions indomptables tenteront de redorer leur image au Maroc. Pour réaliser un parcours honorable, le président de la fédération Samuel Eto’o a apporté plusieurs changements avec la nomination d’un nouveau sélectionneur. Plusieurs cadres comme Vincent Aboubakar ou André Onana, ne participeront pas à la CAN 2025.
Les surprises
Guinée équatoriale, compacte et dangereuse
Après son quart de finale en 2021 et sa huitième en 2024, la Guinée équatoriale se présente comme une équipe à surveiller lors de la CAN. Le Nzalang National est à la fois imprévisible, compact et dangereux. Grâce à leur style de jeu, les demi-finalistes de l’édition 2015 pourraient créer la surprise.
Burkina Faso, pour jouer les trouble-fêtes
Le Burkina Faso pourrait également être la sensation de la CAN. Les Étalons sont désormais habitués des rendez-vous africains (finaliste en 2013 et demi-finalistes en 2022), essaieront de jouer les trouble-fêtes au Maroc. Les Burkinabés pourront ainsi compter sur leurs leaders tels que Hervé Koffi, Edmond Tapsoba, Issoufou Dayo et Gustavo Sangaré.
Gabon, franchir enfin un cap
Absent de la dernière édition en Côté d’Ivoire, le Gabon veut marquer les esprits pour son retour sur la scène continentale. Les Panthères seront guidées par leur star Pierre-Emercik Aubameyang. Ils mettront également en avant leur parcours lors des éliminatoires de la Coupe du monde, où ils ont atteint les barrages. Les Gabonais ont été à deux reprises quarts de finaliste de la CAN en 1996 et 2012.
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